LES CAPETIENS - LES CROISADES, Part 2 of 6 (slides 11 - 20)


11- C'était le cas d'Henri II Plantagenêt qui, en 1154, était devenu roi d'Angleterre mais aussi duc de Normandie et, à ce dernier titre, vassal du roi de France. Henri II possédait la Normandie, l'Anjou, le Maine, tout le territoire marqué en jaune. En fait, le roi d'Angleterre possédait la moitié ouest de ce qu'on peut considérer comme territoire français. En revanche, le domaine propre du roi de France se limitait aux terres marquées en violet bien qu'il fûět aussi le suzerain des fiefs à l'est, en rose sur la carte.


12- Pour comprendre pourquoi le roi d'Angleterre était le vassal du roi de France, il faut remonter, un siècle en arrière, à la conquête de l'Angleterre par le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, en 1066. Le duc de Normandie était alors vassal du roi de France et le demeura après être devenu roi d'Angleterre. Les vitraux de la cathédrale de Bayeux en Normandie racontent l'histoire de cette conquête et de la bataille d'Hastings.


13- Le mariage d'Henri II avec Aliénor d'Aquitaine, ex reine de France, avait agrandi les possessions anglaises en France. Aliénor apportait en dot à son mari la Guyenne, c'est à dire une grande partie du sud est de la France. A l'abbaye de Fontevraud, on peut voir le gisant d'Henri II de Plantagenêt. Il est couché sur un lit aux draperies constellées d'étoiles. Il tient son sceptre entre les mains.


14- Aliénor d'Aquitaine était une femme exceptionnelle. Elle fut d'abord reine de France, puis -- après un divorce -- reine d'Angleterre. Elle participa à deux croisades, une avec le roi de France, l'autre avec son fils anglais Richard Coeur de Lion. Elle est représentée ici tenant un livre ouvert dans ses mains, ce qui attire l'attention sur sa grande érudition.


15- En effet, la reine Aliénor était très cultivée. Elle tenait une cour importante où se réunissaient les artistes et les poètes. Assise entre un musicien et deux joueurs de dés, elle supervise ici les activités de son château. En bas, une femme tisse pendant qu'un cordonnier répare des chaussures.


16- La grande contribution de Philippe Auguste fut de récupérer et de rassembler des territoires français. Il le fit par mariage, annexions ou acquisitions, et en faisant la guerre à Henri II et à son fils Richard Coeur de Lion. Fin diplomate, Philippe Auguste sut inspirer ses vassaux à faire la guerre au roi d'Angleterre et à se débarrasser de la domination anglaise. Il enleva les places fortes anglaises et s'empara des points stratégiques sur la Seine dans le duché de Normandie.


17- Après la victoire française de Bouvines en 1214, l'Angleterre dut abandonner plusieures possessions en France. L'autorité et la puissance de Philippe Auguste en sortaient renforcées et l'unité du pays s'affirmait. La partie bleu foncé représente le domaine royal en 1180. Les parties en bleu clair s'y étaient ajoutées en 1223, ce qui représente un gain considérable sur le royaume du Plantagenêt. A la fin du règne de Philippe Auguste, l'Angleterre ne possède plus que le duché de Guyenne au sud-ouest.


18- La France avait aussi besoin d'une administration forte et d'une solide armée. Il fallait affaiblir la puissance des vassaux toujours prêts à se rebeller. L'administration locale fut confiée à des baillis que l'on voit ici recevoir les ordres du roi.


19- Les baillis, ou sénéchaux, étaient nommés par le roi et choisis parmi la petite noblesse et la magistrature. Ils formaient un groupe d'officiers, ou fonctionnaires, qui aidait à construire un royaume centralisé autour du pouvoir royal. Ils sortaient des collégiales royales et des universités, connaissaient le droit romain et savaient rédiger des actes et des chartes.


20- Le roi rendait la justice au Parlement dont il avait exclu les grands seigneurs trop turbulents. Le roi préférait s'entourer de conseillers qui venaient de la bourgeoisie, la classe entreprenante et ambitieuse de commerçants, des juristes et des fonctionnaires. Les magistrats du Parlement étaient eux aussi des agents du pouvoir royal. Le premier Parlement se fixa à Paris suivi d'autres parlements dans les grandes villes de province.


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